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Le
Point n° 1492 , « Spécial Inde ». 20 avril 2001
Article
page 59 par Mireille Duteil.
[…] Mais quand dans cette Inde encore médiévale,
le visiteur lassé des splendeurs des palais d’antan veut revenir
sur terre, nul n’est besoin d’abandonner le charme de la région.
A Nawalgarh, grosse bourgade du Shekhawati aux murs ocre et aux ruelles
de sable, un indien cultivé et élégant, francophone
et francophile, s’est lancé dans un tourisme différent,
un tourisme respectueux de la culture indienne, précise-t-il.
Là, au centre du triangle Delhi, Jaipur, Bîkaner, Ramesh
Jangid, 48 ans accueille ses visiteurs dans une ferme écologique
enfouie sous les bougainvillées. Calme et sérénité
garantis. Un contraste bienvenu dans cette Inde surpeuplée, pleine
de bruits, de couleurs et d’entêtantes odeurs d’épices.
Ancien instructeur sur planeurs, Ramesh
Jangid a eu un jour envie de faire connaître son pays « autrement ».
Loin des grandes villes parcourues par les touristes, il fait découvrir
l’âme de la campagne indienne et sa région natale, ce merveilleux
Shekhawati, régal encore méconnu des circuits touristiques
classiques. Les gros bourgs endormis du Shekhawati furent autrefois
des villes riches, cités de transit pour les caravanes transportant
la soie, les épices, l’opium, entre la mer d’Oman et la Chine.
Une caste de commerçants, les Marwaris, y fit fortune ;
Au XIXe siècle, l’arrivée des britanniques et la construction
des ports de Bombay et de Calcutta mirent fin au commerce des caravanes.
Les Marwaris suivirent les routes du nouveau commerce mais construirent
d’immenses demeures, les havelis, couvertes de grandes fresques colorées,
telles des BD géantes pour leurs familles restées au Shekhawati ;
Des kilomètres de peintures murales de femmes aux saris multicolores,
de cavaliers, de chevaux…uniques au monde. Leur découverte demeure
un enchantement (1), mais le temps, l’indifférence des propriétaires
et celles de l’Inde officielle, qui ne s ‘est pas souciée
de demander leur classement par l’Unesco au patrimoine de l’humanité,
risquent d’aboutir, si rien n’est fait, à leur disparition.
Ramesh Jangid rêve de les sauver ;
Ses bénéfices sont reversés à son association
Les Amis du Shekhawati (www .apanidhani.com). L’an passé,
il a organisé une session de formation pour des petits guides
locaux. « Il faut leur faire comprendre que le touriste n’est
pas un dollar sur pattes », explique-t-il plaisamment ; Certains
ont en effet tendance à le croire. Mais il peste aussi contre
les visiteurs de passage qui distribuent si facilement pièces
de monnaie et stylos à bille. « Il ne faut pas détruire
l’âme du pays en donnant sans raison de l’argent qui incite les
gamins à mendier », explique-t-il. Ramesh est un idéaliste.
Mais l’Inde qu’il fait découvrir reste inoubliable.
1. Les éditions de La Martinière
viennent de publier un magnifique livre de photos sur les fresques :
« Les cavaliers du Shekhawati », de Hans Silvester.
Flaner
au Rajasthan, loin des usines à touristes
Corinne Bloch, Le Temps (Suisse) - Rubrique le Temps
de vivre, le 16septembre 2000
Dans
le Shekhawati, région rurale du Nord-Est du
Rajasthan
peu fréquentée par les touristes, des peintures murales
uniques au monde, telles des BD géantes, racontes les fastes
passés d'une intense vie commerciale. A voir d'urgence avant
qu'elles ne disparaissent dans l'indifférence quasi générale.
A moins que Ramesh Jangid, enfant du pays et Indien atypique, ne parvienne
à éveiller les consciences.
Assis sous la tonnelle de bougainvillés de sa modeste propriété
familiale, Ramesh Jangid lisse sa moustache, l'air dépité
: sa ferme biologique - dont les mérites sont pourtant largement
cités dans les guides de voyage - n'attire pas les foules ...
Les visiteurs préfèrent loger au château récemment
reconverti en hôtel de luxe, à quelques kilomètres
de là. " Ce qui m'étonne, c'est cette volonté
qu'ont les voyageurs de loger dans des palais transformés en
usines à touristes, au risque de payer des prix surfaits, avec
l'impression tronquée de cotoyer l'Inde authentique" lâche-t-il
dans un français parfait. C'est un fait, l'Inde touristique se
confond avec celle de maharadjahs, ces descendantants de princes rajput
obligés de transformer leur somptuese demeure en hôtel
pour en assurer l'entretien depuis qu'Indira Gandhi les a privés
d'une rente gouvernementale annuelle, en 1971. Les voyagistes spécialisés
confirment : aujourd'hui, 70% environ des circuits vendus se concentrent
sur les grandes villes du Rajasthan - le pays des princes - et proposent
des logement dans des palais de rêve. Personne ne songerait à
s'en plaindre, surtout pas les agences de voyages qui notent un net
regain d'intérêt pour l'Inde, la vie de château en
particulier." Nous enregistrons une forte progression depuis plusieurs
mois. Après nous être renseignés, nous nous sommes
rendus compte que le phénomène est propre à la
Suisse, confie Paul Kennes, de l'agence Horizons Nouveaux, à
Verbier. Pendant longtemps, le voyageur helvétique a rechigné
à l'idée de visiter ce pays. Mais les mentalités
évoluent et beaucoup de gens entrevoient aujourd'hui le formidable
potentiel culturel de l'Inde."
Aussi fastueux que soient leurs palais des Mille et une nuits, les princes
rajput n'en appartiennent pas moins à un passé révolu,
fait de batailles sanglantes, de réceptions démesurées,
de combats d'éléphants, qui ne ressemble guère
à l'Inde du XXIe siècle : une Inde démocratique,
technologique, mais surtout, malgré une trentaine de villes millionnaires,
une Inde rurale à 72%! Rares sont pourtant les visiteurs qui
quittent les sentiers battus balisés des grandes cités
pour venir se perdre dans l'ambiance intemporelle de la campagne indienne.
C'est cette Inde-cique Ramesh Jangid s'est mis en tête de faire
découvrir aux voyageurs. A six heures de train de Delhi et de
Jaipur, la campagne du Shekhawati convient parfaitement à cette
expérience puisque, malgré son patrimoine unique, cette
région ne fait pas partie des circuits touristiques. C'est à
Nawalgarh, petite ville au coeur d'une plaine hésitant entre
désert de Thar et champs verdoyants, que Ramesh a construit sa
ferme, voilà quelques années, avant d'y installer sa famille
et d'ouvrir sa porte aux touristes. Méticuleusement bâties
en argile, selon des pratiques ancestrales, coquettement décorées
de peintures traditionnelles et d'artisanat local, les petites huttes
à toit de chaume qui entourent la cour principale offrent tout
le confort nécessaire à des prix raisonnables. L'endroit
est charmant, paisible. Partisan convaincu d'une philosophie et d'un
mode e vie proches de la nature, Ramesh a également décidé
de faire de sa ferme un modèle d'écologie, l'exemple vivant
d'un type nouveau de développement pour les campagnes indiennes.Une
idée pour le moins atypique dans un pays plus préoccupé
de nourrir son millierd d'habitants que de protéger son environnement
naturel. Mais le maître des lieux est un idéaliste; à
sa table on ne mange que des produits biologiques. Les céréales,
les légumes, les lentilles sont cultivés à la ferme,
sans engrais, ni pesticides. L'eau chaude est produite grâce à
des panneaux solaires. Même les W.-C. sont organiques! Enfant
du pays Ramesh est la mémoire vivante de la région et
le guide rêvé pour découvrir les havelis de Nawalgarh,
la vie des bourgades du Shekhawati ou la végétation luxuriante
des monts Arawalli. Une occasion unique de rencontrer l'Inde méconnue,
celles des femmes aux saris flambloyants qui portent de lourdes jarres
remplies d'eau, des gamins qui gardent les buffles dans des paysages
féeriques et des veillards en conciliabule sur les places poussiéreuses
des villages
Les fresques du
Shekhawati risquent l'effacement
Des kilomètres d'anciennes peintures murales, d'une finesses
que les experts qualifient volontiers d'unique au monde, dépendent
du combat d'un seul homme: Ramesh Jangid
A 48 ans, Ramesh Jangid, fils d'ébéniste, passe dans son
pays pour un original. Dans une INde qui se transforme chaque année
davantage en décharge publique, par manque de voiries communales
et de conscience écologique, comment nommer autrement un homme
qui se refuse obstinément de boire de l'eau minérale en
plastique - non recyclées dans le sous-continent- et qui est
capable de parcourir
régulièrement 300 kilomètres aller-retour pour
se procurer de l'eau minérale dans du verre ? Ce ne sont pourtant
pas ses lubies écologiques qui font que le personnage est connu
à la ronde, mais c'est un autre combat, plus excentrique encore
aux yeux de ses compatriotes:la sauvegarde des fresques du Shekhawati,
ne région du nord-est du Rajasthan à une trotte de chameau
des circuits touristiques et pourtant presque oubliée des voyageurs.
Les fresques? Des kilomètres de peintures murales
d'une finesse que les experts qualifient volontiers d'unique au monde,
décorant les anciennes havelis, ces somptueux hôtels de
marchants aujourd'hui partis faire fortune à Bombay et Delhi,
depuis que les routes commerciales par voie de terre ont fait place
au transport ferroviaire et maritime. Autrefois terre d'abondance et
de négoce entre la chine et le Moyen-Orient, le Shekhawati, aux
portes du désert géographique, s'est transformé
en désert économique. Les havelis, abandonnées
par leurs riches propriétaires, se dégradent de façon
irrémédiable dans l'indifférence de la population
locale. Symboles ostentatoires d'une prospérité oubliée,
les murs des
villages du Shekhawati racontent la vie commerciale d'autrefois, les
chameaux chargés d'étoffes, d'or, d'épices et d'opium,
ainsi que les scènes de la vie quotidienne et de la mythologie
hindoue. Etonnant livre d'images grandeur nature dans lequel l'oeil
aguerri repérera la reine Victoria et le roi Georges V, des gentlemen
à bicyclette, des ladies avec des bijoux et décolletés
vertigineux, des automobiles
brinquebalantes, des aéroplanes dernier cri, des locomotivesenfumées
et même le téléphone. Les dernières fresques
datent des années 30. Les plus anciennes remontent au milieu
du XVIIIe siècle et se distinguent par leurs teintes à
base de pigments naturels: la terre pour l'ocre, le khôl pour
le noir, de l'urine de vaches nourriespendant dix jours de feuilles
de manguier pour le jaune. Les différentes
couleursétaient alors mélangées à l'eau
de chaux ou à du plâtre pour être ensuite incrustées
dans de l'enduit. Une méthode prévue pour résister
au temps, à condition de ne pas coller des affiches publicitaires
ou des slogans politiques sur les oeuvres, comme c'est le cas aujourd'hui.
Lorsque les murs ne sont pas tout simplement abattus, ou encore repeints
en blanc, " parce que ça fait plus propre"! Car, au
Shekhawati, le patrimoine, tout le monde s'en fiche. A 'exception de
Ramesh. "Quand j'étais gosse, les fresques me fascinaient.
Je passaisdes heures à les admirer comme une BD, à m'amuser
de leurs motifs naïfs, au risque d'être en retard à
l'école". Ramesh se souvient des familles de marchands qui
vivaient dans ces grandes maisons, du gardien assis près de l'entrée...
et es énormes puits villageois, eux aussi couverts de peintures,
où les habitants venaient puiser l'eau, nourrir leurs bêtes
et prier les dieux. " Depuis l'arrivée des canalisations,
la vie du village a changé, confie Ramesh. Les puits ont été
abandonnés, privant les habitants d'un lieu essentiel de rencontre.
Les rues sont devenues boueuses et l'humidité des caniveaux ronge
les fresques. Il n'est pas rare de voir des pans entiers de murs s'effondrer.
Le temps presse. Au rythme où les peintures se dégradent,
dans dix ou quinze ans, elles auront disparu. Ramesh le sait bien. Conscient
de l'urhence aussi bien que des bénéfices économiques
que la région aurait à tirer de tels chefs-d'oeuvre, il
a fondé, il y a 7 ans, Les Amis du Shekhawati. Mais les finances
de l'association ne lui permettent pas encore d'acheter une haveli et
de la restaurer pour y créer un musée. Les Amis tentent
aujourd'hui d'attirer l'attention de l'Unesco , mais pour Ramesh, le
plus grand danger reste l'indifférence des autochtones. C'est
pourquoi il travaille désormaid à une campagne de sensibilisation
des écoliers locaux qu'il emmène en excursion à
la découverte de leur patrimoine. Et de leurs responsabilités.
Le sort incertain
d'un patrimoine
Partout en Inde, les vestiges architecturaux sont mis en péril
par une urbanisation trop rapide.
L'inde n'est pas la seule concernée par une mauvaise politique
de sauvegarde du patrimoine. Dans de nombreux pays du Sud, des sites
historiques sont sacrifiés sur l'autel du progrès - construction
de barrages, pillage de pierres- ou simplement en raison d'un goût
immodéré pour le béton, symbole de la modernité
à l'occidentale. Quant aux sites classés, ils sont peu
nombreux compte tenu de la richesse de
certains pays. En Inde, on estime à environ 9000 le nombre des
monuments protégés par les différents Etats indiens
et de l'Archeological Survey of India. A titre
comparatif, la Grande Bretagne recense 500 000 bâtiments classés,
pour une territoire infiniment plus petit.
Résultat: même si toutes les villes indiennes possèdent
un centre historique, le bâti préexistant à l'indépendance
est insignifiant. De nombreuses constructions ont emplacé les
maisons traditionnelles et il n'est pas rare de tomber sur des monuments
entourés de batiments modernes. Les centres anciens sont le théatre
d'une urbanisation anarchique aux conséquences dramatiques, qui
dépassent de loin le simple caprice esthétique: effondrement
de bâtiments, dangers liés à l'intensification du
traffic dans les ruelles piétonnes, pollution...beaucoup de ces
quartiers sont classés " bidonvilles". Au Rajasthan,
la vieille ville e Jaipur en offre un
exemple éloquent, tandis qu'à Jodphur, où les habitants
peinent à s'approvisionner en eau, on pleure les baoris, ces
gigantesques réservoirs d'eau décorés de sculptures
anciennes, aujourd'hui laissés à l'abandon. dés
lors, on s'imagine aisément le peu d'intérêt que
suscitent les jolies fresques du Shekhawati! A moins que les touristes
décident de s'y intéresser...un argumement de poids auprès
du
gouvernement indien prêt à tout pour redynamiser son économie.
Mais le tourisme a ses revers: à Nawalgarh, depuis quelques années,
certains enfants préfèrent
attendre les visiteurs à l'entrée de la ville pour leur
demander quelques roupies plutôt que d'aller à l'écolme.
C'est moins fatiguant et tellement plus lucratif. Et là c'est
le patrimoine social du pays qui risque d'en prendre un coup.
Le Shekhawati
pratique
Nawalgarh, ville principale du Shekhawati, se situe au centre du triangle
Delhi-Jaipur-Bikaner. On y accéde facilement en train ou en bus.
Le train de nuit Shekhawati Express quitte Delhi à 23h et arrive
le lendemain à 7h. Nombreux bus quotidiens au départ de
Jaipur (durée 3-4h) et de Bikaner (durée:5 à 6
h avec changement à Sikar).
La ferme écologique Apani Dhani accueille les visiteurs dans
des maisonnettes tout confort, douche/W.-C. Prix entre 600 et 750
roupies (25-30 francs). Repas dés 80 roupies.
Les
voyageurs à petits budgets préféreront loger dans
la pension de famille de Ramesh, au centre de Nawalgarh. Chambres doubles/W.-C.
dés 180 roupies (6
francs environ).
Tél 24060,
Fax 22129.
Toutes les informations concernant l'association les Amis du Shekhawati
et la ferme écologique Apani Dhani sont disponibles sur le site:
http://www.apanidhani.com
Ramesh Jangid organise également des excursions et des voyages
alternatifs dans le Rajasthan et dans d'autres régions de l'Inde.
Groupes de 6 à 9 personnes maximum.
Informations: http://www.apanidhani.com
(chapitre: Alternative Travels).
Fuguer
Autrement: L'Inde différemment
Il est un triangle de désert, entre Delhi et Agra, où
les riches commerçants du sècle dernier avaient coutume
de peindre sur leurs murs les objets de leurs désirs : trains
à vapeur, danseuses gracieuses, gramophones à pavillon.
Pratiquement toutes abandonnées, ces maisons décorées
de fresques naïves tombent aujourd'hui en ruine et rares sont les
voyageurs qui s'écartent du circuit standard du Rajasthan pour
aller les admirer. Un homme, pourtant, a décidé de se
battre pour revaloriser ce patrimoine. Originaire de la région,
Ramesh C. Jangid organise des voyages thématiques, qui incluent
des contacts suivis avec des familles de la région, du trekking
et, depuis peu, des séjours dans une fermette écologique,
avec initiation à l'agriculture biologique et à l'alimentation
végétarienne.
L'Hebdo
Suisse -
24 Mars 1994
Séjourner
dans une fermette écologique, en Inde ...
"Apani Dhani " est une fermette écologique modèle, localisée
en Inde, au Rajasthan, à 275 km au sud-ouest de Delhi. Cherchant
à éveiller les consciences aux menaces qui pèsent
sur l'écosystème terrestre et à encourager l'homme
à vivre en harmonie avec son environnement, elle offre la possibilité
de séjourner, en groupe ou en individuels, au coeur de l"Inde.
C'est l'occasion de se familiariser avec la nourriture végétarienne,
l'agriculture biologique et les énergies alternatives. Sans oublier
de découvrir la région du Shekhawati, d'admirer les havelis,
maisons aux magnifiques fresques et de partir en randonnée dans
les monts Arawali ...
Intuitions
N° 34. en bref .
Séjour
écologique en Inde
Apani Dhani a été fondée par Mr Ramesh C. Jangid
, qui se bat pour promouvoir une autre façon de découvrir
l'Inde. Là,il tente de démontrer, par la pratique, comment
les énergies alternatives peuvent être utilisées
(chauffe-eau et fours solaires, biogaz ...). .Des séjours sont
proposés en individuels ou petits groupes. C'est un lieu idéal
pour débuter un voyage dans le Rajasthan et découvrir
cetterégion unique qu'est le Shekhawati. Vous pourrez admirer
ces splendides havelis et leurs peintures murales. Les montagnes Arawali
offrent un but rêvé de randonnées pédestres,d'excursion
à dos de chameau mais aussi en jeep ou en vélo.
Vous
et votre santé n° 37 - juillet 1996
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